C'est avec incompréhension, effroi et totale consternation que nous avons écouté la sentence condamnant Fouad à 3 ans de prison ferme. Pour avoir créé un profil sur Facebook, par pure naïveté, parce qu'il se croyait égal aux autres citoyens du monde, Fouad Mourtada est aujourd'hui le fruit d'une des plus grandes injustices que le Maroc ait connue ces dernières années.
Alors qu'il a déjà subi la torture et l'acharnement policier pour son geste, Alors qu'il est prouvé qu'il n'a envoyé aucun message au nom du prince, ni tenté d'escroquer personne Alors qu'il vient de passer près de 20 jours de détention dans des conditions difficiles Alors qu'il a un excellent parcours scolaire et professionnel et aucun précédant judiciaire Alors que son nom a été jeté en pâture et sa présomption d'innocence totalement bafouée Alors que sa carrière professionnelle au Maroc est dors et déjà brisée Alors qu'il a dit regretter son acte Alors que ce dont il est accusé n'est passible d'aucune poursuite dans aucun autre pays au monde Alors que plusieurs milliers de personnes à travers le Maroc et le monde ont signé une pétition pour demander sa libération et se solidariser avec lui Alors que les plus grands médias marocains et internationaux ont consacré des articles à Fouad et à son injuste calvaire Alors qu'une lettre de demande de clémence a été envoyée à SAR le Prince Moulay Rachid, expliquant les circonstances largement atténuantes de Fouad
Tout cela n'a pas suffi à la justice marocaine. Elle avait besoin de le condamner, en plus, à trois ans de prison ferme, non pour le punir, il l'a déjà été, mais pour le détruire.
Nous espérons une mobilisation de tous les marocains aux côtés de Fouad, parce que Fouad est un honnête citoyen victime d'une énorme injustice,
Nous espérons une mobilisation de tous les internautes aux côtés de Fouad, parce que Fouad est aussi un des leurs, devenu un symbole en quelques semaines.
Nous espérons une mobilisation de tous les médias aux côtés de Fouad, parce que Fouad est innocent. Et qu'il faut donc pousser la justice marocaine à faire marche arrière.
Un journaliste a été incarcéré mardi après le rejet de son pourvoi en cassation dans une affaire où il avait été condamné à sept mois de prison pour publication en 2007 de "textes confidentiels" sur la lutte antiterroriste, a-t-on appris mercredi auprès de son journal.
Mustapha Hormat Allah qui était en liberté provisoire a été conduit mardi soir en prison après le rejet de son pourvoi en cassation", a déclaré à l'AFP Aberrahim Ariri, directeur de l'hebdomadaire Al Watan Al An.
Après avoir épuisé tous les recours juridiques, le journaliste a été ramené à la prison d'Oukacha de Casablanca pour purger un reliquat de 5 mois de prison ferme", a ajouté M. Ariri.
La Cour d'appel de Casablanca l'avait condamné le 18 septembre 2007 à sept mois de prison ferme et Abderrahim Ariri, le directeur de la publication à cinq mois avec sursis.
Le 15 août de la même année, le tribunal correctionnel de Casablanca leur avait infligé, dans le cadre de cette affaire, huit mois de prison ferme à Hormat Allah alors que M. Ariri a écopé de six mois avec sursis.
M. Hormat Allah avait comparu en détention en première instance. Le 11 septembre, le président du tribunal l'a fait bénéficier de la liberté provisoire après qu'il eut été incarcéré 53 jours.
Les deux hommes ont été condamnés pour "recel de documents obtenus à l'aide d'une infraction" après la publication le 14 juillet par Al Watan Al An d'un dossier intitulé "les rapports secrets derrière l'état d'alerte au Maroc", qui comprend une circulaire confidentielle destinée à des corps sécuritaires.
Par ailleurs, huit militaires marocains - dont trois colonels soupçonnés d'avoir transmis des documents secrets aux journalistes d'Al Watan - avaient été condamnés le huit août par le tribunal militaire à Rabat à des peines allant de six mois à cinq ans de prison ferme.
Ahmed Nacer, 95 ans, a rendu l'âme en prison. Auparavant, le vieil homme avait été condamné pour «atteinte aux valeurs sacrées».
Retour sur un scandale.
Ahmed Nacer, 95 ans, handicapé moteur usant d'un fauteuil roulant pour se déplacer, a rendu l'âme jeudi 14 février dans la matinée. Son décès a été enregistré le jour même à la prison agricole de Aïn Ali Mou-men dans la banlieue de Settat. Le vieil homme a été condamné, après son arrestation en septembre dernier, à trois ans de prison pour «atteinte aux valeurs sacrées et outrage à fonctionnaire lors de l'exercice de ses fonctions». Cerise sur le gâteau, le défunt a été condamné également à une amende de 1.000 DH. Après le verdict du tribunal de première instance de Youssoufia, Ahmed Nacer a été transféré au dit pénitencier agricole malgré les protestations de sa famille et des milieux de défense des droits humains. «C'est un nouveau scandale et qui met à découvert la réalité des libertés au Maroc. Le défunt, peut-être dans un accès de colère, a proféré quelques mots, mais cela rappelle la tristement célèbre phrase «Tout ce qui est susceptible de... » (Koullou ma min cha'nihi)», s'insurge Khadija Riadi, présidente de l'Association marocaine des droits humains (AMDH), dans une déclaration au «Soir échos». «Cela dévoile aussi, et de manière flagrante, les dysfonctionnements d'une justice qui se permet d'énoncer une si lourde peine contre un homme d'un tel âge et pour des accusations qui n 'ont aucune assise légale», conclut la présidente de l'AMDH qui annonce que le bureau central de l'ONG se réunira pour décider des démarches à prendre. Selon cette association, rien qu'à Youssoufia, on compte plus de dix citoyens poursuivis en2007 pour les mêmes motifs. «Une épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête de h 'importe quel citoyen et pour le moindre désaccord avec le moindre représentant d'autorité», commente un autre responsable de l'AMDH. Grâce à divers témoignages, «Le Soir échos» a pu reconstituer l'histoire, non moins kafkaïenne, de l'arrestation de feu Ahmed Nacer. Voyageant à bord d'un autocar dans les parages de Youssoufia, une prise de bec l'opposera au conducteur. Dans le «feu de l'action», le vieil homme aurait proféré des insultes. Arrivés au niveau d'un point de contrôle de la Gendarmerie royale, le chauffeur s'en plaindra aux hommes en képi qui font l'«essentiel». Lors du procès, en octobre et septembre derniers, la justice n'y est pas allée de main morte malgré les explications de la famille et les efforts de la défense. Car, à en croire les membres de la famille du défunt Nacer, ce dernier souffrait de troubles mentaux, était soigné pour cela et il lui arrivait même de s'en prendre aux siens, qui passaient l'éponge, eu égard à sa santé et à son âge. Pas la justice, ni l'administration pénitentiaire, qui autorise le transfert de l'homme dans une prison agricole.
Dans son édition du 6 novembre dernier, le quotidien marocain L'Économiste a publié un article qui explique que l’application de cette loi demeurera inefficace tant et aussi longtemps que l'unité de renseignements financiers du Maroc n'aura pas vu le jour.
La création d'une telle unité est prévue par l'art. 14 de la loi 43-05.
Samedi, la rencontre Metz-Valenciennes (2-1), comptant pour la 25e journée de Ligue 1, a été entâchée, par les insultes racistes dont a été victime le défenseur valenciennois, Abdeslam Ouaddou, de la part d'un pseudo-supporter messin. Une triste histoire, qui a abouti à une plainte de l'international marocain contre cet individu, appréhendé par la police et mis en garde à vue. Une plainte également portée par la LFP. Le FC Metz s'est porté partie civile.
Saint-Symphorien a encore été le théâtre d'une bien piètre manifestation de haine. Après les débordements de pseudo-supporters messins, en marge du derby de l'Est face à Strasbourg, le 6 octobre dernier, c'est un autre pseudo-supporter qui s'est tristement manifesté, samedi soir, face à Valenciennes, en proférant de multiples insultes racistes à l'encontre d'Abdeslam Ouaddou, le défenseur marocain de VA.
Ouaddou: "Ce ne sont pas des mots à entendre"
La colère d'Abdeslam Ouaddou se lisait sur son visage à la mi-temps de la rencontre Metz-Valenciennes, samedi, comptant pour la 25e journée de Ligue 1. Excédé par les insultes racistes d'un pseudo-supporter messin au bord du terrain, l'international marocain était aller à la rencontre de l'individu dans la tribune "pour discuter avec lui et savoir pourquoi il me tenait de telles injures. Je voulais savoir et essayer de le raisonner. Je n'ai pas pu arriver jusque lui parce qu'il y avait la sécurité", affirmait Ouaddou. Mais comment raisonner ce genre d'individu, de surcroît adulte, qui gangrène les stades et traite quelqu'un de "sale négro" et "sale singe" ? "Tout au long de la première mi-temps, une personne en tribune n'a cessé de tenir des propos racistes, très durs, dont je vous épargnerai les mots. Ce ne sont pas des mots à entendre", expliquait pudiquement le défenseur marocain au micro de Canal +.
Joueur exemplaire, Abdeslam Ouaddou est même allé jusqu'à s'excuser d'être "sorti du match en allant en tribune". "Je sais que ce sont des choses qui ne se font pas en tant que capitaine, de professionnel et j'aimerais m'excuser auprès des enfants présents en tribune et du public messin". Des excuses qui l'honorent et qui en disent long sur la valeur de l'homme, qui s'était déjà indigné dans les colonnes de So Foot du comportement de certains pseudo-supporters marocains, qui avaient sifflé La Marseillaise, lors de France-Maroc, le 16 novembre dernier. Samedi, M. Ledentu, l'arbitre de la rencontre, n'a pas arrêté le match, avertissant même le défenseur valenciennois pour être sorti du terrain. "J'aurais aimé que l'arbitre en fasse part au quatrième arbitre pour prendre des mesures et peut-être exclure ce pseudo-supporter. A l'arrivée, je prends un carton jaune qui me pénalise car je ne joue pas de la même façon en deuxième période. C'est dommage", déplorait-il après la rencontre.
Le soutien du FC Metz et de la LFP
Appréhendé par les forces de police, l'individu en question a été mis en garde à vue. La police a d'ailleurs incité Abdeslam Ouaddou à porter plainte à l'encontre du pseudo-supporter. "Pour marquer le coup, les forces de police m'ont demandé de porter plainte, ce que j'ai fait. Encore une fois, ce n'est pas pour demander des dommages et intérêts mais pour que la personne soit sanctionnée et peut-être interdite de stade. Ce genre de personne n'a rien à foutre dans un stade. C'est pour marquer le coup et montrer l'exemple", s'est-il défendu. Une plainte appuyée par le FC Metz, qui s'est constituée partie civile. "Nous irons très loin dans cette affaire. J'espère qu'il (le pseudo-supporter) sera interdit de stade. Et si le club est sanctionné sur le plan financier, nous nous retournerons contre ce monsieur", a prévenu le président messin, Carlo Molinari, sur les ondes de RMC.
La Ligue de Football Professionnel (LFP) n'a, elle aussi, pas tardé à apporter son soutien sans faille au défenseur marocain de VA. "Face à des comportements absolument inadmissibles, la seule réponse est la plus extrême fermeté dans la répression. On ne veut plus de ces individus racistes ou violents dans nos stades. Cette volonté est partagée par Jean-Pierre Escalettes, président de la Fédération française de football", a affirmé le président de la LFP, Frédéric Thiriez, via un communiqué officiel. La Ligue qui a porté plainte aux côtés du joueur pour injures racistes. "J'ai fait passer ce matin à Abdeslam Ouaddou un message de soutien et de solidarité non seulement en tant que président de la Ligue de football professionnel mais aussi en tant qu'homme". Un homme exemplaire qui n'a cessé de l'être, samedi, même face à la plus grande bêtise humaine.
A Angfou, village du Moyen-Atlas marocain, on meurt encore de froid et de malnutrition : vingt-sept décès lors de l’hiver 2006, trois en 2007. Dont une majorité d’enfants. Reportage.Angfou est un petit village marocain du Moyen-Atlas de 4 500 âmes qui vivent chichement de l’élevage de brebis. Pour s’y rendre, c’est le parcours du combattant : il faut rallier le bourg de Khenifra, traverser la petite commune rurale d’Anmezi Tounfit et enfin trouver un 4x4 pour parcourir les 70 kilomètres de piste restants. Et encore faut-il croiser les doigts pour que la neige ne bloque pas la route. En hiver, les températures flirtent avec les -10°C et il peut tomber jusqu’à 1,50 mètre de neige.
Lorsque c’est le cas, Angfou se retrouve coupé du reste du monde. Les villageois n’ont d’autre choix que d’attendre la fonte des neiges. Dès qu’un camion ou une Jeep pointe son nez, toute la population, vêtue de djellabas, accourt, espérant une quelconque aide. Couvertures, vivres, médicaments, produits de première nécessité… L’hiver, on manque de tout à Angfou et la malnutrition fait des ravages. Pour ne rien arranger, dès que la route est coupée, la spéculation bat son plein, faisant tripler le prix des petites bonbonnes de gaz.
A l’hiver 2006, Angfou a défrayé la chronique au Maroc. Vingt-sept de ses habitants, dont une majorité de femmes et d’enfants, sont morts. Officiellement de froid et de malnutrition. Des militants associatifs locaux évoquent une épidémie et parlent d’un mystérieux rhume s’accompagnant d’une toux aigüe et de diarrhée dont souffraient les enfants lors de leur décès. Mais aucune confirmation médicale n’est venue étayer cette thèse.
« Ils nous ont promis monts et merveilles »
Par contre, l’énorme scandale médiatique qui a suivi a poussé les autorités à sortir de leur torpeur. La conseillère du Roi Zoulikha Nasri, le général Hosni Benslimane, patron de la Gendarmerie royale, les ministres de la Santé et de l’Intérieur ont été dépêchés sur place en hélicoptère. Tous ont promis de désenclaver le village et, tant qu’on y est, la région. On est loin du compte. « Il n’y a aucune différence entre l’année dernière et cette année. La route n’a pas été construite. Début janvier, la neige est tombée abondamment, isolant des centaines de familles » s’indigne Aziz Akkaoui, secrétaire de la section de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) dans la province de Khenifra. « En 2006, nous avons vu défiler un cortège de ministres. Ils nous ont promis monts et merveilles. Les projets restent couchés sur le papier alors que la réalité des habitants est catastrophique » renchérit M. Attaoui, un autre militant associatif. Les habitants d’Angfou, eux, ne se font plus d’illusions : « nous n’avons ni routes, ni réseau téléphonique. On vit au jour le jour » lance en langue berbère un quadragénaire. Comme pour confirmer ces dires, trois enfants sont encore morts en janvier dernier.
Le Cèdre, une richesse qui échappe aux habitants
Seul changement palpable, quatre campements sanitaires de la fondation Mohammed V de la solidarité - joli joujou royal créé en 1999 pour lutter contre la pauvreté - qui ont poussé dans la région. « Dans chaque campement, on trouve un médecin généraliste et une sage-femme. Mais ils ne disposent pas de médicaments adaptés à la nature des maladies liées au climat local comme les pneumonies et la tuberculose. De toutes les façons, ils sont en mission pour six mois et lèveront les voiles dans un mois. On aura de nouveau un médecin pour les 24 000 habitants dans la région et celui-ci se trouve à 75 kilomètres d’Angfou » déplore M. Attaoui
Pourtant, cette contrée est l’une des plus aisée du Maroc car elle abrite une vaste réserve de cèdres. « Le budget de la commune dont dépend la localité d’Anfgou dégage un excédent annuel de 25 millions de dirhams (un peu moins de 2,5 millions d’euros). Où part l’argent ? » s’interroge M. Attaoui. A Angfou, on évoque à demi-mots une mafia du bois. Le bureau forestier de Khenifra vient d’ailleurs de publier un rapport sur les risques de disparition définitive du cèdre « si des mesures urgentes ne sont pas prises ». Si les mesures prises par les autorités pour préserver les cèdres se révèlent aussi inefficaces que celles pour désenclaver Angfou, on se demande bien ce qui pourrait sauver le village.
L'utilisation de l’informatique et de l’internet est en train de ce développer de manière vertigineuse au Maroc, cependant le problème du piratage est en train de connaitre le même sore, ce dernier est un problème aux multiples figures, c'est surtout le téléchargement sur Internet qui s'impose comme la forme dominante de piratage ,au Maroc c'est particulièrement la vente à l'étalage qui s'affiche un peu partout, Derb Ghallef à Casablanca ou encore Casabarata à Tanger.
On aperçoit cette vente pourtant illégal aux quatre coins des rues, des centaines de commerçants à la sauvette dans tous le royaume (DVD, CD,DVX…) on trouve de tout, pour certains artistes musiciens, réalisateurs et producteurs c'en est trop, c'est transformé en un véritable fléau, certains se sont d'ailleurs associés pour faire face a ce défit en travaillant de concert avec les pouvoirs publiques à une alternative afin de trouver une solution à cette économie souterraine de la culture qui mine certains secteurs, de cette union est née l'association marocaine contre le piratage audiovisuel.
Pourtant cette nouvelle scène fleurissante a su s'adapter, en fait une grande partie de ces artistes a grandi avec le piratage, le téléchargement, c'est le cas de plusieurs groupes phares au Maroc. Au bureau marocain de droits d'auteurs on ne croit pas à cette nouvelle économie alternative de la création qui prend acte du piratage.
Sachez que malgré les effort de quelque organe du gouvernemant, le Maroc reste un des pays où le taux de piratage est le plus élevé dans le monde.
Quiconque a le malheur d'immigrer une fois - une seule ! - restera toujours métèque toute sa vie, et étranger partout, même dans son pays d'origine. C'est notre malédiction à nous, immigrants.
La Torture au maroc
Faites-vous confiance aux partis politiques marocains ?